Les Personnages Célèbres

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Joseph CAILLAUX (1863-1944)

Joseph Caillaux

Grande figure de la IIIème République, la carrière politique de Joseph Caillaux s'étend de l'affaire Dreyfus à la débâcle de 1940. De surcroît, des péripéties tumultueuses ne manquent pas d'émailler la vie de ce représentant de la Sarthe. L'assassinat, par sa femme, de Monsieur Gaston CALMETTE alors Directeur du Figaro, son arrestation en pleine guerre et son procès en haute cours notamment, eurent fait de sa personnalité des imbrications politiques à grand retentissement...

Ajoutons encore qu'il fut l'auteur de la loi instaurant l'impôt sur le revenu, qu'il prôna avant 1914 l'entente pacifique avec l'Allemagne, escamotant la gravité du problème de l'Alsace-Lorraine, et que ce bourgeois modéré au tempérament acariâtre s'offre le luxe de torpiller le Front Populaire en 1937.

Lors de la déclaration de la 2ème guerre mondiale, Joseph CAILLAUX se retire à Mamers où il meurt en 1944. Il sera enterré au cimetière du Père La Chaise à Paris.

 

René DAGRON (1819-1900)

René Dragon

Précurseur du microfilm, à la base d'une révolution scientifique. Enfant de Beauvoir, ce pur sarthois, René Dagron, partit à l'âge de 15 ans de son village natal, monta à Paris pour parfaire son instruction, assurant sa vie matérielle par un emploi de commis chez un négociant-marchand de charbon.

En 1839, François Arago révèle à ses collègues de l'Académie des sciences, dont il est secrétaire perpétuel, les travaux de Niepce et Daguerre.

Dagron a 20 ans, lui, qui étudie la chimie et la physique, le soir, après son travail, se passionne pour les réalisations de Niepce-Daguerre. Il s'y passionne tant qu'il sacrifiera énormément pour se tenir au courant de tout ce qui touche à son art, pour rechercher des perfectionnements.

Si la Commune de Paris encerclée en 1871, a pu continuer à communiquer à l'aide des célèbres pigeons voyageurs, c'est bien à ce Sarthois qu'elle le doit. En effet, chacun de ces volatiles transportait 18 000 clichés réunis sous la forme d'un microfilm qu'il avait inventé.

 

Charles GRANGER (1812-1886)

En 1829, il devient élève en pharmacie, à la Ferté-Bernard. Ensuite, il fonde un journal "Le Courrier" avec un ami, en rapport avec les républicains, nombreux en Sarthe et pour beaucoup Franc-Maçon.

Vers 1834, il est arrêté par la police. En juillet 1835, il s'évade de la prison de Paris par un souterrain. Il se réfugie dans sa famille, tout en se cachant pour échapper à la police. Il part en Suisse, où il fonde une maison de librairie et de papeterie, puis poursuit ses études de pharmacie. En 1840, il rentre en France et s'installe à Mamers dans sa pharmacie place des Halles. Une épidémie de fièvre sévira, il sera le seul à soigner.

 

Henri MANCHON (1871-1951)

Directeur sportif général du Tour de France et du Vélodrome d'hiver, il a résidé à Mamers où il est enterré.

 

 

Jean BRUCE (1921-1963)Jean Bruce

Enfant de Beauvoir, de son vrai nom "BROCHET", il entre dans la police et écrit son premier manuscrit qu'un éditeur parisien décide de publier . En 1949, l'inspecteur Brochet laisse la place à Jean Bruce et confie ses enquêtes littéraires à Hubert Bonnisseur plus connu sous le code "OSS 117".

 

 

Veron DE FORBONNAIS (1722-1800)

Véron de Forbonnais

Né au Mans dans la paroisse Saint Nicolas (maison de la Sirène) le 3 Octobre 1722, François Véron de Forbonnais est issu d'une riche famille de fabricants et négociants d'étamines.

Après avoir fait ses études au Mans et au collège de Beauvais à Paris, il travaille chez son père, puis voyage en Italie et en Espagne.

C'est sa traduction en français de l'ouvrage d'Ustaritz « Considérations sur les finances d'Espagne » en 1753 et ses « recherches et considérations sur les finances de la France depuis 1595 jusqu'en 1721 » publié en 1758, qui font la réputation de Véron de Forbonnais. Il devient alors un économiste reconnu et réputé en France, mais aussi

en Europe. On le considère aujourd'hui comme l'un des fondateurs de l'économie politique.

 

Pour plus d’informations : patrimoineduvairais.fr

 

Maurice LOUTREUIL (1885-1925)Maurice Loutreuil

Artiste peintre, idéaliste, il puise son inspiration dans le réel immédiat, dans le vécu d'une impression, c'est la traduction la plus simple et la plus spontanée d'un ressenti.

Né en 1885 à Montmirail dans la Sarthe, Maurice Loutreuil est issu d'une famille de notaires.

Avant de monter sur Paris en 1909, il passe les deux tiers de sa vie dans la Sarthe. C'est au Mans qu'il fait ses études secondaires, où il se découvre une passion pour l'art, et qu'il reçoit sa première formation artistique.

A Paris, il tente vainement de rentrer à l'école des beaux-arts. Pour vivre, il réalisera des caricatures pour la presse. Son aventure artistique commence vraiment à partir de 1913 quand il réalise sa première commande, une fresque pour une exposition de Gand, et participe au salon d'automne.

Il fréquente dès 1914 l'atelier de fresque de Paul Baudoin, où il rencontrera André Masson. Tous deux obtiendront une bourse d'étude et partiront quelques mois en Italie. Bien que réformé précédemment à cause de sa santé fragile, lorsque la guerre survient Maurice Loutreuil est appelé. Insoumis, il partira pour l'Italie et la Sardaigne où il travaillera avec la conviction que son devoir est dans la peinture et non dans la guerre. Dénoncé comme déserteur et espion, il est arrêté à Naples en mars 1916, il sera incarcéré à Marseille. C'est au rapport du médecin qu'il devra son salut, il sera libéré fin 1916, pour cause de "folie raisonnante".

Il partira pour la Tunisie poursuivant son œuvre malgré des conditions difficiles. De retour en France au printemps 1918, il séjournera avec Masson à Cagnes, puis à Martigues. Début 1919 avec Masson et Soutine, il rejoint Pinchus Krémègne à Céret. Il retournera à Paris en 1920, fréquentant Montparnasse, ses académies et ses cafés, on l'y surnomme " le Russe".

Sa première exposition particulière a lieu en 1922 au siège de la revue Montparnasse. D'un séjour à Berlin, il ramènera des œuvres importantes qui figureront au Salon d'Automne de la même année.

Alors que l'avenir semble enfin vouloir lui sourire, il décède en 1925 des suites d'une hépatite virale contractée lors du séjour qu'il fit un an plus tôt au Sénégal.

 

THÉRÉSA (1837-1913) ou Eugénie Emma VALLADONThérésa

Née le 28 avril 1837 à la Bazoche-Gouet (28), elle était la fille d'un musicien de guinguette (Michel Valladon) et connaissait de ce fait toutes les rengaines de l'époque.

Surnommée, la « diva du ruisseau », elle débute sa carrière dans différents cafés-concerts parisiens, mais c’est à l’Alcazar qu’elle se fait connaitre sous le nom de « Thérésa ».

Elle vécut à Neufchâtel en Saosnois et y mourut en 1913. Sa tombe est au cimetière du Père Lachaise à Paris.

 

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