Histoire du Saosnois

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Les origines du Saosnois

Lové dans la première courbe de la rivière, la Sarthe,Buttes de Peray

adossé aux collines du Perche, ouvert sur la plaine normande et sur la plaine mancelle, le Saosnois (68 paroisses ou cités) fut placée sous la tutelle de la déesse gauloise des eaux : Sauconna ou Saugonna dont le nom déformé donna Sagona, Saosnes, voire Sonne.

D'origine gauloise, remodelée par les romains, Saosnes, au IIIème S, est devenue chef-lieu du Pagus Sagonensis, qui s'étendait jusqu'à la Plaine d'Alençon et semble avoir régné au Sud, au-delà de l'Orne Saosnoise, et même fait l'extension à l'Est, jusqu'à Bellême).

 

 

Saint Rémy du Val Motte Quand St Rémy du Plain devient capitale

Saosnes, au milieu des marais, était la place forte et restera capitale du Saosnois, jusqu'au IXème S. Là, Saint Rémy du Plain (actuellement Saint Rémy du Val) lui succéda comme principale place forte et capitale.

Les invasions normandes, la Guerre de Cent Ans marquèrent la région, tout comme les luttes intérieures. Le premier baron du Saosnois, Yves de Creil reçut le Pays de Richard 1er duc de Normandie, avec l'Alençonnais et une partie du Bellêmois, avec pour mission de le défendre contre les Comtes du Maine et le Roi de France.

 

Les fortifications de Robert le Diable

C'est à Robert le Diable que l'on doit les fortifications de Mamers, capitale du Saosnois à partir du Xème S. Mais Robert le Diable, envoyé comme ambassadeur du Roi de France auprès du Roi d'Angleterre fut arrêté et condamné à la détention perpétuelle.

Après une période de calme relatif, le Saosnois sera occupé par les Anglais en 1417 et pendant plus de trente ans, Français et Anglais reprirent les places fortes ; un coup terrible leur sera porté par le Comte de Salisbury qui, en 1428 dans l'obligation de monter au siège d'Orléans, n'ayant pas assez de troupes pour surveiller les garnisons du Saosnois, décida de d'émanteler et même raser les fortifications de la région…

Ainsi disparut à tout jamais la cité de Saint Paul le Vicomte au nord de la Fresnaye sur Chédouet, les fortifications de Mamers (qui fut incendié) tandis que Saint Rémy du Plain fut brûlé en 1441.

 

Les guerres de religion

Les guerres de religion allaient attendre que les méfaits de la guerre de Cent Ans soient partiellement réparés pour apporter leur cortège de destructions avec un dernier épisode fatal à Mamers en 1590 : des troupes catholiques venues du Mans et d'Alençon avaient pour mission de chasser les protestants retranchés dans Mamers. Pour les déloger, les catholiques incendièrent la ville, puis l'Eglise Saint Nicolas où les assiégés avaient trouvé dernier refuge. Mamers qui était devenue en un demi-siècle, un centre important de la religion réformée, le paya chèrement puisqu'elle fut disputé durant cette période par les Huguenots, les Ligueurs et les Royaux.

 

 

Le Saosnois réunit à la couronneRuines de l'abbaye de Perseigne

Henri de Navarre, baron du Saosnois depuis 1562, devenu Henri IV réunit le Saosnois à la couronne en 1589. Le Saosnois restera uni à la couronne jusqu'à la révolution qui verra la destruction de l'abbaye de Perseigne. Consacrée en 1145, Perseigne fut la première abbaye cistercienne établie dans le Saosnois et même dans le Maine, la seconde dans le Saosnois fut Tyronneau, près de Peray (1151). Il ne reste plus qu'un pan de mur, témoin de ce riche passé à Perseigne.

 

 

 

 

Le Saosnois contemporain

Récolte culture du chanvre

 

Le Saosnois et sa capitale Mamers ne sont guère touchés par les troubles qui agiteront la France (sauf au moment de la Grande Peur). Une forte majorité de cette population travaillera le chanvre, largement cultivé dans le Saosnois.

Si les métiers à tisser se sont progressivement tus dans la seconde moitié du XIXème Siècle, le chanvre demeura une culture importante jusqu'au début de la seconde moitié du XXème S.

La guerre de 1870, celle de 1939-45 firent connaître à la région l'occupation ennemie. Au cours de cette dernière guerre, Mamers fut bombardée le 14 Juin 1940 et c'est une cité vidée de ses habitants que les troupes allemandes découvrirent.

En Août 1944, le Saosnois retrouve sa liberté après de durs combats.